Ici, au Cameroun, le pouvoir est inné et nominatif. Les rdépécistes sont à genoux devant l’actuel locataire d’Etoudi qu’ils supplient, à chaque rendez-vous électoral, de garder son fauteuil. Incantations. Prières que l’on récite sans vraiment y croire, sans vraiment trop y croire mais où l’invocation du seul nom de Paul Biya suffit à éloigner la peste et le choléra réunis, à hausser sans retenue les indicateurs économiques favorables, à ouvrir les portes d’un Eden débordant de vin de palme et de tickets gagnants du PMUC à tous les habitants du cher-et-beau-pays-de-nos-ancêtres! 

Pour l’essentiel, les propositions du candidat se résument à de grands slogans qui ne s’adressent ni à notre quotidien, ni à nos problèmes et encore moins à notre position de citoyen supposé savoir/comprendre ce que le futur Président de la République envisage de faire réaliser, pour chaque aspect de la vie du Cameroun et des Camerounais, pour chaque secteur d’activité dans lequel les habitants de ce pays sont supposés se mouvoir. 

Dans ces conditions, le peuple camerounais ne peut en aucun cas faire un choix souverain et sérieux. Ceux qui font les propositions pragmatiques, ceux qui font les évaluations rigoureuses, ceux qui analysent les bilans, se recrutent dans la grande famille des intellectuels.

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